vendredi 12 août 2011

LADY WOLF / CHAPITRE I


CHAP I
(Château De Lavallière, an 1137 après JC)

-« Une personne désirerait s’entretenir avec vous Monsieur le conte, annonça le domestique, il dit être envoyé par le Roi lui-même et j’ai vérifié il en a le seau, puis-je le faire entrer Monsieur ? »
-« Par le Roi vous dites! Mais bien-entendu enfin, qu’il n’attende pas, répondit le conte Henri De Lavallière. »
Un chevalier en armure pénétra dans l’immense salle de réception du château, il s’arrêta au beau milieu et s’agenouilla aux pieds de son hôte posant sa lourde épée à ses genoux sur le sol de pierre
-« Je suis le chevalier Guillemet De la Mirande monsieur le conte, sa majesté m’envoie pour solliciter votre aide monsieur, dit-il »
-« De quoi s’agit-il? demanda le conte, mais quoi qu’il en soit je suis au service de sa majesté, »
-« C’est une affaire de la plus grande importance mais aussi qui doit rester dans le plus grand secret, répondit le chevalier, il y a eut des morts et des disparitions bien trop mystérieuses à l'abbaye de Sainte Clotilde et sa majesté n’a confiance qu’en vous seul pour élucider ce mystère. Tous ceux qui y sont allé pour enquêter ont disparus à leur tour et il va vous falloir user de la plus grande prudence, je vais d’ailleurs vous y accompagner pour assurer votre sécurité »
-« Très bien, qu’il en soit donc ainsi je vais faire préparer le nécessaire pour notre voyage et nous partirons demain à l’aube »


***
(Quelques parts en Germanie)
 Pendant ce temps une jeune fille et son Oncle qui arrivaient de Mongolie traversaient l’immense forêt noire en direction du château de Lavallière. MaïLin avait été élevée par son oncle à la mort de sa mère et après que l’épouse de son père l’ai chassé du château. Son oncle avait eut bien du mal avec cette petite fille espiègle et orgueilleuse mais il fit de son mieux. Lui même chasseur fauconnier et maitre d’armes il enseigna à sa nièce tout son savoir n’ayant pas eut de fils à qui le transmettre. Maïlin avait donc grandi dans les plaine de Mongolie à cheval la plus part du temps, elle montait mieux que la plus part des hommes et elle était la joie et la fierté de son oncle. Elle n’avait pas revu son demi frère depuis trop longtemps et était bien décidée à relier les liens familiaux après avoir eut connaissance du décès de sa belle mère
-« Es tu absolument certaine que Henri va te recevoir les bras ouverts? Demanda le vieil homme »
-« Certaine non, je n’ai pas vu mon demi-frère depuis plus de quinze ans mon oncle ! Comment voulez vous que j’en sois certaine, tout ce que je sais c’est que nous nous entendions bien lorsque sa mère n’était pas dans les parages et que au vu de son décès il ne devrait pas y avoir de problèmes entre nous, maintenant il va falloir nous dépêcher car la route est encore longue. »
-« Est ce que ton frère est au courant pour notre petit secret de famille ? Demanda-t-il inquiet »
-« Oui ! Pour le moins, il l'est à moitié, répliqua Maïlin »
-« Qu'est ce que entends par à moitié »
-« Je veux dire qu'il l'est pour ce qui est de ma mère, c'est tout, je n'avais que sept ans lorsque je suis partie, enfin plutôt lorsque sa mère nous a chassé et.....bref tu connais la suite »
-« Oui malheureusement ma fille, je la connais que trop bien, si cet homme qui était au service de ton père n'avait pas accepté de te raccompagner, tu serais surement morte pendant ce long périple jusqu'en Mongolie »
-« Oui et maman aurait aussi succombé à ses blessures lors de l'attaque de l'ours, c'est lui qui l'a soigné et conduit jusqu'à toi, nous lui devons la vie et j'espère qu'il est toujours au château »
-« Je l'espère aussi car je n'ai même pas eut le temps de le remercier comme il se doit avant qu'il ne reparte »
Pour Ming-han, se souvenir douloureux était encore bien présent dans sa mémoire, de cette nuit de terreur, de sa sœur bien aimée étendue là sur les fourrures dans sa yourte et l'immense balafre que l'ours lui avait laissé sur le visage serait là pour le lui rappeler. La petite fille terrorisée qui l'accompagnait avait laissé place à une charmante jeune fille au fil des années et même si Asia s'était doucement remise de ses blessures, pour elle rien ne serait redevenu comme avant et son frère allait devoir désormais élever seul la petite fille qui se révéla être une enfant très difficile.


 
Les premières années de sa vie elle avait vécu dans un château et traitée comme une princesse par son père, alors accepter de vivre dans une yourte au milieu de nulle part et sans commodités aucune ne fut guère facile mais elle n'eut malheureusement pas le choix, son père décédé, sa belle mère les avait mise toutes deux à la porte sans aucun état d'âme et la seule option pour Asia était de ramener sa fille chez elle en Mongolie avec deux chevaux et des vivres pour un mois. Sans l'aide d'un domestique du comte, elles n'auraient eut aucune chance de survie et c'est bien sur cela que portaient les espoirs de la comtesse de Lavallière, qu'elles disparaissent à tout jamais et c’est ce qui avait bien faillit leur arriver.
La nuit n'allait pas tarder à tomber et il était temps pour eux d'installer la yourte, pas leur habitation familiale, mais celle qu'ils utilisaient pour les déplacements, beaucoup légère et maniable, mais surtout beaucoup moins longue à monter. Maïlin commença à planifier le terrain pendant que son oncle étalait l'ossature et les divers pans la petite yourte, en moins de deux heures leur abri pour la nuit était prêt et Maïlin y installa le petit poêle à charbon, qu'elle avait pris soin d'allumé dés leur arrivée. Leurs chevaux avaient été laissé paitre tranquillement près du ruisseau tout proche.
 
 
- As-tu aperçu Asia ? Je ne l'ai pas vu depuis que nous nous sommes arrêtés »
-« Elle est surement allé chasser, nous ne mangeons pas de viande depuis plusieurs jours mon oncle et elle ne tenait plus en place »
-« J'aurais bien été avec elle mais bon, pour le moins on aura gagné du temps, qui sait ce qu'elle va nous rapporter »
 
 
 
-« Ce qu'ils vont, vous voulez dire ! Tarkan n'est pas là non plus, on dirait bien que ces deux là font bande à part, répondit-elle avec un brin d'ironie »
Le faucon ne tarda pas à venir se poser sur l'un des piquets de la yourte, suivit de près par la louve qui tenait un énorme lièvre entre ses mâchoires, elle le posa gentiment aux pieds de Maïlin qui s'empressa de le dépecer. Asia exténuée alla se blottir sur les fourrures, au fond de leur abri en attendant le repas, la jeune fille vint s'assoir auprès d'elle, lui essuya le museau et la caressa longuement avec tendresse.
 


Maïlin s'était assoupie et la voix de son oncle la sorti de sa torpeur.
-« Bouges toi petite paresseuse, lui lança-t-il, le diner ne va pas se cuire tout seul ! »
-« Oui mon oncle, répondit-elle résignée, »
Une heure plus tard, le diner était fin prêt et ils s'installèrent sur les moelleux tapis au centre de la yourte, que ce soit chez eux en Mongolie ou bien en déplacement, les diner familiaux étaient un des moment que Maïlin aimait le plus, son oncle étant un sacré farceur, cela finissait presque toujours en fous rires. Leur histoire familiale était telle qu'ils avaient dut vivre en autarcie et le lourd secret qu'ils portaient de générations en générations les avaient toujours tenu éloigné de leurs semblable. Cela pesait sur les épaules de la jeune fille malgré qu'elle su qu'elle n'avait d'autre choix, même si elle aurait préférer pouvoir fréquenter les jeunes gents de son âge, cela lui était malheureusement impossible, le risque était bien trop grand. Un lourd secret qui la touchait tout personnellement vu qu'il était transmis uniquement par les femmes dans sa famille. 



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