chapitre premier,
Assise sur le muret, le long de rue Carracciolo à Mergelina, Angela contemplait la mer. depuis qu'elle était revenu des États Unis elle venait souvent s'asseoir à cet endroit, la lumière et les reflets n'avait pas son pareil à cette heure de l'après midi, à quelques centaines de mettre à vol d'oiseau on pouvait voir de Castel del ovo (Château de l'œuf) et de l'autre coté du golf,
le Vésuve majestueux avec son chapeau enneigé, Naples était vraiment magnifique en cette période de l'année. Il était presque seize heure et déjà les bateaux de pêche rentraient au port avec leur lots de mouettes et goélands tournoyant au dessus des filets espérant grappiller quelques belles prises. Sa ville natale lui avait beaucoup manqué c'est sur mais elle c'était jurée de revenir une fois son diplôme en poche et c'est ce qu'elle fit même si cela lui avait pris trois années de sa vie mais elle n'avait que vingt-huit ans et toute la vie devant elle et au moins cela l'avait fait voyager, songea-t-elle. Depuis qu'elle était rentrée il y a environ neuf mois de cela elle n'avait pratiquement fait que de la paperasserie, ce n'était pas pour faire ce genre de travail qu'elle était partie étudier la psychologie criminelle au centre d'étude du comportement de Manhathan mais la Questura Centrale (commissariat central) de la ville de Naples n'était peut-être pas prêt à accepter une femme à la tête d'un tel service et on le lui faisait bien comprendre, patience, se dit-elle, elle se doutait bien que ça n'allait pas être facile et qu'ils n'allaient pas l'accueillir à bras ouverts, mais de là à être traitée comme une simple secrétaire alors ça non, il était hors de question de les laisser faire. Pratiquement toutes les affaires criminelle relevaient de la très prestigieuse mais aussi très connue brigade anti-mafia ou bien de l'ufficio strannieri (bureau pour les étrangers) et son service tournait un peu au ralentis jusqu'à ce jour.
Des cris qui provenaient de l'autre coté de la rue attirèrent son attention et sa curiosité, déformation professionnelle songea-t-elle. Elle traversa et se dirigea vers un attroupement au beau milieu de la place Victoria, les carabiniers avaient déjà bloqué les lieux, Angela présenta sa carte et ils la firent passer non sans rétréticents police et carabiniers ne faisant pas toujours bon ménage en Italie. Le corps inanimé d'une jeune femme gisait sur l'herbe, sous les bananiers du parc, enfin une affaire qui relevait peut-être de son service, songea-t-elle, mais allait-on la lui laisser ? il fallait prendre les devant, elle appela son bureau.
-Allo Andrea ! Oui lieutenant Esposito à l'appareil, je me trouve place victoria et je vous veux ici dans quinze minutes... oui je sais que c'est impossible, mais faites aux mieux d'accord, et surtout apportez moi tout mon matériel, nous avons le corps d'une jeune femme.... oui bien-sûr qu'elle est morte, si non je ne vous aurez pas dit un corps, bien je vous attend et pour une fois faites passer le travail avant votre casse croute d'accord ?
Angela leva les yeux au ciel puis baissant à nouveau le regard rencontra celui d'un des carabinier qui la fixait en souriant ironiquement.
-Quoi qu'est ce que vous avez à me regardez comme ça ! s'écriât-elle exaspérée, on dirait que vous n'avez jamais vu une femme flic,
-Pardonnez moi mais ce n'est pas du tout de vous que je souriait mais de votre collègue au téléphone, on dirait qu'on vous a flanqué d'un as de la déduction pas vrais ! et pour vous répondre, non seulement j'ai déjà vu des femmes flic comme vous dites mais en plus j'en ai une à la maison, ma mère, répondit le jeune carabinier je me présente je suis le brigadier Salvatore De Villa au plaisir de vous rencontrer....
-Lieutenant Angela Esposito, tout le plaisir est pour moi et toutes mes excuses pour m'en être pris à vous, répondit-elle en rougissant, j'ai honte de moi mais j'ai constaté qu'il était très difficile pour une femme de se faire respecter dans ce milieu et cela me met hors de moi,
-Oh je comprend malheureusement que trop bien ce que vous ressentez croyez moi, mais vous êtes l'investigatrice qui a étudier avec le F.B.I c'est ça ou je me trompe ? c'est un honneur, quand je vais dire cela à ma mère, elle ne va pas en revenir. Que pensez vous de notre affaire si je peu me permettre de l'appeler ainsi, demanda-t-il,
-pas grand chose, tant que je ne l'aurais pas examiner et pour cela j'ai besoin de tout mon matériel, répondit Angela,
-je peu vous faire apporter des gants si vous voulez commencer ?
-Comment refuser une si charmante invitation, répondit-elle le sourire aux lèvres, enfin quelqu'un qui me comprend.
Le corps sur l'herbe était celui d'une jeune femme brune entre vingt-cinq et trente ans, jolie mais sans plus ; elle avait une affreuse blessure au dessus de la tempe gauche et au vu de ses vêtements il ne semblait pas y avoir eut de violences sexuelles.
-à première vu, elle a été frappé à la tête avec un objet dont j'ignore la forme pour le moment, elle ne semble pas avoir été violée mais l'autopsie nous en dira plus, affirma Angela,
-Est ce que nous pouvons emporter le corps ? demanda un carabinier,
-Surement pas avant que mes collègues m'aient apporté mon matériel, d'ailleurs je me demande ce qu'ils font, j'en ai un besoin urgent pour annaliser les lieux, répliqua Angela, visiblement agacée, surtout surveillez bien les environs, que personnes ne piétine les indices,
-mais de quels indices parlez vous ? demanda le jeune homme, on a rien trouvé d'intéressant,
-Des indices que nous allons trouvé si vous vous contentez de bien faire votre travail et de me laisser faire le mien, répondit Angela qui commençait sérieusement à perdre patience. Le brigadier De villa vint à son secours.
-Faites entourer les lieux et surtout faites bien attention où vous mettez les pieds, ordonna-t-il,
-à vos ordre, se soumis le jeune carabinier.
Aussitôt dit, aussitôt fait et il fit entourer les quelques centaines de mettres du parc. Angela se demandait comment une femme avait bien pu être agressée en pleine journée au beau milieu du parc le plus fréquenté de Naples et de surcroit un samedi après midi et tout ça sans témoin, enfin un mystère à éclaircir, se dit-elle, et cela n'allait être que le premier d'une longue série.
Le matèreil ne tarda pas arrivé, porté par Andrea chargé comme un mulet.
-Désolé lieuteant, lui dit-il, mais on ne m'a pas laissé prendre aucune des voiture de service et j'ai du venir avec ma vieille carcasse comme vous pouvez le constater.
Angela sourit bien malgré elle, se demandant si il parlait de lui même ou bien de son véhicule qui ne tenait que par l'opération du saint esprit, comment pouvait on prétendre faire respecter la lois en roulant dans une voiture pareille, une vieille A112 toute rouillée qui n'avait même plus de serrures, elle ne servaient à rien disait-il vu que la porte de gauche ne s'ouvrait plus et que celle de droite par où il pénétrait ne se fermait pas et qu'elle était attachée avec un câble qui passait par derrière le siège et était accroché au frein à main. Sa consommation d'essence relevait de l'exploit, cinquante mille lires (25 euros) pour traverser la ville de part en part, digne d'une férrari et j'en passe.
-C'est pas possible! Hurla-t-elle, ça fait plusieurs mois que j'ai demandé une voiture de service et malgré l'importance de cette affaire, ils me la refuse encore, comment voulez vous que je travaille dans ces conditions, dites moi votre mère a rencontré les même difficultés chez les carabiniers?
-Euh ! Et bien voyez vous, elle n'est pas carabinier mais de la police comme vous, répliqua-t-il, ma mère se trouve être le commissaire Maria De Villa,
-non vous me faites marcher ! Le commissaire De Villa est une femme ? Ça alors c'est une surprise, en tout cas c'en est une bonne, de surprise je voulais dire,
-oui j'avais compris et si vous voulez je vais lui en parler, elle a une sainte horreur des discriminations, elle en a subit assez dans sa carrière croyez moi, à son temps les femmes dans la police c'était impensable, alors une femme gradée n'en parlons même pas,
-oh merci ! Ce serait génial, s'écriât-elle ravis, je n'en peu plus, si je vous dis que je dois venir travailler en autobus, bon pour l'instant allons éxaminer cette pauvre femme, c'est bien plus important,
-oui vous avez raison, répondit Salvatore, et si je peu vous donner un coup de main surtout n'ésitez pas, je suis à votre entiere disposition,
-je vous en remercie, pour le moment veuillez à ce que personne ne vienne piétiner les lieux.
Angela et d'Andrea commencèrent à éxaminer la victime et de suite ils se rendirent compte que ce n'était pas un crime comme les autres, sur la poitrine de la jeune femme était déssiné un signe astrologique, le signe des gémeaux, fait avec le sang même de la victime. Angela ne savait pas ce que cela signifiait mais une chose était sur, c'était la signature du tueur, peut-être son tout premier meurtre mais son instinct lui disait que ce ne serait pas surement pas le dernier.


merci pour le passage chez moi je reviendrai lire ce chapitre.
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